Nom: 
BLANCHET
Alicia
,
2014
,

Sujet d'étude: 
Sur les pas d’une globetrotteuse de l’an mil: retrouver les traces de Gudrid Thorbjarnardottir

Je suis un peu partie de travers. Ou alors c’est le monde qui tourne à l’envers ?

L’année qui vient de passer sort un peu de l’ordinaire. J’ai failli m’y perdre moi-même. Et si j’ai réussi à m’y retrouver, je le dois à mon VZ2. Celui qu’on attend mais qu’on redoute. Sans lui, l’aventure resterait inaboutie, mais a-t-on vraiment envie qu’elle soit finie ? Je le regardais de loin mais de plus en plus près. Je m’y accrochais comme je me

suis accrochée à mes souvenirs de VZ1 parce que c’’est à travers les voyages que j’essaie de donner un sens à ma vie. Ils m’aident à garder le cap. Je sais pas d’où ça vient. Certains disent que c’est un virus qu’on attrape. Si c’est le cas, j’espère qu’il n’y aura jamais de vaccin. Ou alors, c’est pas du tout ça. On l’a peut-être en nous depuis le début... quand on y pense on est tous un peu des passagers voyageurs sur Terre, nomades comme sédentaires. Ou bien c’est pas donné à chacun. Mais alors comment on l’attrape ?

On devient voyageur en voyageant ? J’ai voyagé mais est-ce que je suis une voyageuse pour autant ?

Ce dont je suis sûre, c’est que peu importe d’où ça vient, le voyage peut changer une vie. Et c’est d’autant plus vrai avec Zellidja. Parce qu’on nous pousse à outrepasser les apparences. On va pas seulement voir, on va creuser. On nous envoie expérimenter et échanger. On nous apprend à ouvrir nos cœurs en plus de nos yeux pour mieux voir. On s’en va seuls chercher les réponses à nos questions. On nous incite à aller vers les autres pour ne pas oublier que le bonheur n’est réel que lorsqu’il est partagé. On part avec pas grand-chose et on revient chargés. On revient armés. On a un bagage bien plus gros à l’arrivée. Un sac rempli de liberté, de souvenirs, d’émotions et de leçons de vie prêtes à nous guider pour la suite de notre vie.