La Souterraine : l'étudiante au Pôle du design a décroché une bourse Zellidja - Le populaire du Centre

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Date de parution: 
Dimanche, mai 22, 2016
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La Souterraine : l'étudiante au Pôle du design a décroché une bourse Zellidja

La Souterraine : l'étudiante au Pôle du design a décroché une bourse Zellidja
Louisa Selleret et son parrain Pierre Legris avec à leurs côtés la proviseur Béatrice Dufour et les cadres de l’établissement. © Bessuges Hélène  

Louisa Selleret a réussi à financer son projet d’escapade. Cet été, l’étudiante en BTS ira à la rencontre de familles grecques.

Étudiante en 2 e année BTS design produit au Pôle régional du design Raymond-Lœwy, Louisa Selleret avait un rêve : voyager. Mais ce n'était pas juste un rêve. Voyager, c'est observer, aller vers les autres, comprendre comment les sociétés peuvent réagir ailleurs et différemment au problème du chômage, de la précarité. 

Elle voulait aussi voyager seule, au moins une fois, pour accéder à l'autonomie. Mais l'argent est le nerf de la guerre. A la faveur de relations familiales, elle découvre la bourse de la fondation Zellidja, dont les critères d'attribution correspondent à sa démarche et lui imposent la construction d'un projet.
 

Direction : la Grèce pour rencontrer des familles
 


En effet, la bourse permet de financer un voyage à condition d'avoir un objectif et d'en faire un compte rendu, de se débrouiller seul, de séjourner au moins un mois dans le lieu de destination, d'avoir préparé un budget raisonnable, enfin d'avoir entre 16 et 20 ans.

Les conditions d'âge sont remplies, il restait à trouver le sujet, pays et objet. En marge de son cursus de designer, Louisa Selleret s'est toujours intéressée à l'actualité nationale et internationale. Elle s'est intéressée notamment à la situation de la Grèce d'aujourd'hui, qui a subi six ans de récession, un taux de chômage supérieur à 27 %, et une pauvreté galopante. Or, certains se rebellent, trouvent des solutions alternatives. Et quand le travail se fait rare en ville, ils retournent vivre à la campagne où les parents, les grands-parents travaillaient la terre. Ces expériences, rapportées sur la toile, ont quelque chose de rassurant, comme l'espoir.

C'est le sujet que l'étudiante choisit ; elle va peaufiner le projet et saura l'exprimer dans le dossier de demande de bourse, ainsi résumé : « La rencontre de ces familles qui ont fait le choix de remettre en question leur mode de vie va être pour moi l'occasion de questionner mes propres valeurs et la façon dont je veux construire ma future vie professionnelle ».

Le dossier retient l'attention du jury. Elle vient d'apprendre la bonne nouvelle : sa demande est acceptée. L'établissement a organisé une cérémonie amicale pour l'attribution de cette bourse qui lui a été remise par Pierre Legris, chargé de communication au sein de la Fondation, lui-même « boursier » quand il avait son âge en 1969 et son parrain en quelque sorte.

Angliciste, Louisa Selleret partira en Grèce en juillet. Elle a préparé son « road book », elle a ses contacts et les quatre premières semaines sont déjà organisées. Chaque jour, elle tiendra son carnet de bord, illustré de croquis, un mode d'expression qu'elle privilégie, et elle reviendra avec sans doute des informations pertinentes, étayées sur cette recherche altruiste.