Millau : Justine Sanch-Maritan, voyage au centre de la Mongolie - Midi Libre

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Date de parution: 
Jeudi, juillet 27, 2017
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Millau : Justine Sanch-Maritan, voyage au centre de la Mongolie

 JEAN-LOUP DELMAS

Millau : Justine Sanch-Maritan, voyage au centre de la Mongolie

Pour la fondation, Justine a dû faire un album photo de son voyage et le présenter.

Cette année, la jeune femme est partie en Asie pour un projet d'étude.

"Mais que diable allait-elle faire dans cette galère ?”, aurait pu se demander un Scapin des temps modernes en apprenant qu'une jeune habitante de Lestrade-et-Thouels, petite commune paisible de moins de 500 habitants, s'est retrouvée au fin fond des steppes de la Mongolie. C'est encore l'intéressée, Justine Sanch-Maritan, la vingtaine souriante, qui répond le mieux à la question.

“J'avais envie de dépaysement, de sortir de mes habitudes et de découvrir un mode de vie totalement différent.” La simplicité et l'aplomb avec laquelle réplique cette étudiante de Science-Po Toulouse le montre bien. Pour elle, il ne fut nulle question de galère dans cette escapade asiatique. Au contraire, il s'agissait d'un projet purement réfléchi et pensé.

Mais un projet qui a aussi un coût, ce qui l'a poussé à se tourner vers Zellidja, une fondation qui offre des bourses de voyage à des jeunes entre 16 et 20 ans afin qu'ils puissent étudier un sujet qui leur tient à cœur. Il faut pour cela partir seul, au moins un mois et monter avant un solide dossier de recherche qui doit être validé, et rendu à la fin du voyage.

Le monde du silence

Mais peu importe si certaines conditions peuvent sembler complexes, pour Justine Sanch-Maritan, l'opportunité était trop belle. “Quand on a 20 ans, on a le temps et l'envie de voyager, mais pas forcément l'argent, souligne-t-elle. Sans Zellidja, cela aurait été impossible.” Après avoir déjà voyagé à Athènes l'année dernière grâce à la fondation, l'étudiante a décidé de faire cette fois-ci le grand saut et de quitter le monde occidental.

Un choix qu'elle ne regrette pas, car après avoir passé un mois entre mai et juin en Mongolie, dont deux semaines chez des familles nomades dans le centre du pays, le dépaysement a été à la hauteur de ses attentes. “Ce qui m'a le plus marqué là-bas, c'est le silence qui règne sur les steppes. A mon retour, je trouvais tout bruyant.”

L'année prochaine, la jeune femme compte bien partir, dans le cadre de sa troisième année de Sciences Politiques, en université en Suède, puis en stage en Bolivie. De quoi surprendre encore bien des Scapin.

Journaliste: 
JEAN-LOUP DELMAS