Partir seul.e, si jeune !

 

Partir si jeune ?

Laissons répondre Jean Walter, le fondateur en 1939 des bourses de voyage Zellidja :

« Au-delà de 20 ans, ou un peu plus, les schémas mentaux sont fixés, les principaux choix sont faits. Avant 16 ans, il est trop tôt pour parler d’initiative, de responsabilité, de projet autonome. Vers 16 ans, la plupart sortent d’une période consacrée essentiellement à l’acquisition des connaissances, à la première formation de l’intelligence ».

Partir seul.e ?

Partir seul, c’est précieux pour de multiples raisons  :

  • Être disponible pour de nouvelles rencontres. En partant seul, on s’ouvre beaucoup plus aux gens dont on croise le chemin car on est plus réceptif et plus disponible ! C’est étonnant de voir comme les rencontres sont nombreuses, intéressantes et chaleureuses quand on voyage seul. Quand on prend la peine d’aller vers l’autre, le voyage est encore plus fort en émotions… 

  • Pouvoir mieux s’immerger dans un pays, en laissant un temps de côté ses repères culturels et linguistiques. On élargit ainsi mieux son regard sur la vie et le monde.

  • Apprivoiser la solitude. Prendre ses propres décisions permet de mieux se connaître et de gagner en autonomie et responsabilité.

  • Se mettre au défi. Partir seul, c’est pouvoir se dire : « je peux le faire ! » et en tirer une plus grande confiance en soi et fierté.

Partir un mois minimum ?

Prendre le temps de cerner la problématique, de comprendre le contexte, d’identifier les bons interlocuteurs et de faire les bonnes rencontres, de se perdre au besoin, c’est ce qui permet de  mener à bien son étude. 

En plus, voire surtout, les boursiers Zellidja sont unanimes pour reconnaître que c’est à la quatrième semaine de voyage qu’ils commencent à percevoir la « confiance en soi ».

Avoir un sujet d’étude ?

 

Le sujet d’étude donne un fil conducteur et un sens au voyage. Il est présent tout au long de la préparation, du voyage lui-même et au-delà.

Le choix du sujet est important. Il doit tenir à cœur. Même s’il peut évoluer un peu entre la préparation du projet avant le voyage et la rédaction du rapport après le voyage, bien y réfléchir dès le départ, pour qu’il soit le plus possible en résonnance avec sa quête est précieux. . 

Et puis, disposer d’un sujet d’étude permet aussi de laisser une trace historique de son voyage, pour soi, pour les autres.

Depuis 1939, les études Zellidja ont valeur de témoignage d’époques et de lieux.

Les rapports sont archivés à la Bibliothèque nationale de France, certains sont publiés (voir la collection Zellidja).

L’éveil du caractère

Au final, laissons le soin à Jean-Jacques Walter, petit-fils de Jean Walter, de résumer cet esprit Z si particulier :

« L’esprit des bourses est l’orientation vers le caractère, et non pas l’intelligence ou l’information. Dans ce but, chaque boursier part seul. Il constate qu’il peut réussir seul une entreprise, qu’il peut vaincre seul bien des difficultés qui lui auraient paru insurmontables s’il les avait envisagées avant de partir. Il découvre aussi que lorsqu’il entreprend, beaucoup d’opportunités se présentent, auxquelles il ne s’attendait pas.

Pour de nombreux boursiers Z, le voyage est une expérience fondatrice, qui change ensuite, pendant tout le cours de leur vie, leur manière d’aborder les difficultés, parce qu’ils ont pris conscience qu’ils peuvent agir, entreprendre, sortir des schémas habituels. L’état d’esprit Z est fait d’initiative, de responsabilité personnelle, de choix de sa propre vie, de décisions dont on assume les conséquences. Un voyage Z contribue à développer l’autonomie, et les moyens de l’autonomie sont le courage et la volonté d’entreprendre.

Pour entreprendre, il faut beaucoup de conditions, mais une seule est décisive, décider d’agir.

Zellidja révèle leurs propres qualités à tous les jeunes boursiers : ils sont plus entreprenants, plus remplis de ressources, plus riches de possibilités qu’ils ne le pensaient.

Ils peuvent viser plus haut qu’avant leur voyage, être plus ambitieux pour leur carrière, et plus encore pour leur vie. Cette première entreprise décidée et menée seul fait prendre conscience de ce qui existe en chacun et qui ne se serait peut-être jamais éveillé sans ce voyage. Voilà ce qui caractérise l’esprit Z ».