A 21 ans, Morgane Seger est lauréate de la fondation Zellidja, qui promeut les séjours à l’étranger. Avec une mention spéciale pour ses croquis de voyage. 

 

Entre la fondation Zellidja et l'Aiffricaine Morgane Seger, c'est déjà une longue histoire. Agréé par l'Education nationale, sous l'égide de la Fondation de France, la première attribue des bourses (jusqu'à 900 €) à des jeunes entre 16 et 20 ans sur présentation d'un projet de reportage à l'étranger que le boursier s'engage à réaliser en solo pendant les vacances d'été. Âgée de seulement 21 ans, animée par un goût très prononcé pour les voyages à l'étranger, la seconde en a déjà bénéficié à deux reprises.

" Des croquis réalisés sur l'instant d'une rare qualité "

A 19 ans, durant l'été 2015, Morgane a en effet décroché une première bourse qui lui a permis de concrétiser son projet de partir au Cambodge à la découverte de la civilisation khmer.

L'été dernier, au regard de la qualité du rapport qu'elle a ramené de ce premier voyage, elle a décroché une seconde bourse grâce à laquelle elle part cette fois en Indonésie. Là-bas, elle est allée à la rencontre du peuple badjo qui présente la particularité de vivre dans des maisons construites sur l'eau.

A Paris mardi

Morgane Seger se rendra mardi au Grand Palais à Paris pour recevoir son titre de lauréate de la fondation Zellidja . Mais elle recevra, en plus, un prix spécial pour ses talents artistiques. Car de ses voyages, la jeune Aiffricaine ramène toujours de nombreux dessins et croquis de voyage. Autant d'œuvres réalisées sur l'instant d'une rare qualité qui ont tapé dans l'œil du jury.

Elle doit sans doute ce coup de crayon à ses études d'architecture qui font que ses croquis de modes d'habitat – des cabanes badjo aux temples khmers – sont d'une rare précision. « J'attache beaucoup d'importance aux ambiances», explique l'intéressée qui aime voyager seule « car il y a davantage d'opportunité de rencontres et de contacts avec les habitants».

Gageons que d'autres voyages viendront rapidement. Ayant lâché l'architecture, Morgane Seger se réoriente désormais vers des études qui lui permettront de travailler dans la coopération internationale dans les pays émergents. « Si je peux, j'aimerais travailler à l'étranger.» Avec toujours en poche son carnet de croquis.

nr.niort@nrco.fr

 
Xavier Le Roux