Continent: 
Asie
Nom: 
Varailhon
Type de Voyage Z: 
Bourse Z
Rapport image et son (audiovisuel): 
Hélène
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2017
,
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Inde

Sujet d'étude: 
Conditions de vie et éducation des enfants en Inde

Je suis partie en Inde du Nord pour y étudier les conditions de vie et l'éducation des enfants. J'ai adoré découvrir des paysages grandioses notamment au Ladhak et faire de nouvelles rencontres. J'eus la bonne surprise de me retrouver à assister aux enseignements du Dalaï Lama ou encore de partir en road trip en moto avec un français et un belge rencontré lors d'un accident de bus. Je me laissai guidé Je découvris le fonctionnement de plusieurs écoles à travers grâce à rencontres ainsi que le fonctionnement interne d'une ONG telle que Act&Help.

Je m’étais tellement préparée, j’avais entendu tellement de choses sur le syndrôme de l’Inde, que j’ai été agréablement surprise de m’y sentir bien très rapidement. J’étais toute excitée malgré toutes les mésaventures qui me sont arrivées, surtout les premiers jours. Chaque journée était vraiment un nouveau défi parsemé d’imprévus. Je pense m’être adaptée très rapidement à l’Inde. Je me souviendrai toujours de la première fois que j’ai découvert New Delhi en plein jour. Toute l’activité du centre-ville de New Delhi m’apparaissait comme quelque chose d’extraordinaire. Cela faisait tellement longtemps que j’attendais ce moment que ce fût formidable ! Le bruit incessant des klaxons fut la première chose qui me marqua, vint ensuite la vue d’autant de détritus et de pollution en un endroit. Sous l’effet de la chaleur, tout devint collant et poisseux, moi y compris. J’admirai toute cette vie, toutes ces couleurs, ces marchands ambulants… tout était nouveau, tout me paraissait étonnant. Je me souviens avoir été interpellée par le fait qu’il s’agissait d’un spectacle usuel pour les indiens autours de moi. J’avais l’impression qu’on ne voyait pas la même chose ! J’avais envie de leur dire « mais ouvre les yeux ! C’est génial autour de toi ! ». J’aime l’Inde telle qu’elle est. J’aime l’Inde pour sa joie de vivre, la tranquillité de son effervescence, son côté relativiste, ces beautés mais aussi ces arnaques pour les touristes, ses imprévus quotidiens, sa saleté, sa chaleur envahissante, sa pauvreté. Lors de mon voyage, je suis allée dans une association qui recueille des petites filles dont les parents n’ont pas les moyens de s’occuper. J’ai pu partager leur quotidien l’espace de quelques après-midi et créer du lien. Je leur ai appris à faire des crêpes et elles m’ont montré comment danser le Kathak (dans traditionnelle Indienne). On a joué ensemble et on s’est bien amusées. J’ai pu découvrir une partie de leur monde. Plus tard, alors que j’étais montée à plus de 3000 mètres d’altitude au Nord de l’Inde, j’ai rencontré, par un beau matin ensoleillé, deux écolières sur le chemin de l’école. On a rapidement fait connaissance et elles m’ont proposé de me faire visiter leur école. Ainsi, je me retrouvai au milieu d’une centaine d’enfants de tout âge dans la cour de l’école à écouter les directives du principal, avant de passer la journée à arpenter les moindres recoins de l’école. Elles étaient toutes excitées de ne pas devoir suivre les cours comme les autres enfants et de pouvoir aller dans des endroits habituellement interdis (comme l’internat des garçons par exemple !). J’ai pu expérimenter les repas que proposaient leur restauration scolaire et manger des nouilles chow mein (chinois donc). J’ai vécu des expériences incroyables comme la fois où je suis partie en road trip en moto avec un français et un belge pendant trois jours avec pour seule affaire un sachet de smecta (au cas où…) et une culotte de rechange ! Je suis montée à dos d’éléphant, ai assisté à un coucher de soleil devant Jaipur, la ville des Maharajas avec une Egyptienne, deux japonaises et mon guide Asif avec qui je suis toujours en contact. J’ai traversé la seconde route la plus haute du monde, rencontré des moines tibétains, faillit y passer dans un accident de bus en pleine montagne, manger dans une feuille de bananier, assister à un « teaching » du Dalaï Lama, ai découvert les festivités à l’Indienne… Ce voyage m’a permis de casser les préjugés que j’avais et qu’ont les qu’occidentaux en général. L’Inde est un pays sécurisé, organisé et la majorité des Indiens ne sont pas végétariens. La fouille au corps est obligatoire avant de rentrer dans n’importe quelle station de métro à New Delhi, tu ne peux pas prendre le train si tu n’as pas acheté ton billet : le train est contrôlé. Si la plupart ne mange pas de viande, ce n’est pas par végétarisme en tant qu’idéologie mais par manque de moyens. Avec l’Inde j’ai découvert un climat chaud et humide (oui, l’adjectif « poisseux » correspond parfaitement à l’état dans lequel tu te trouves alors même que tu sors de la douche !), les ruelles étroites et sans fin en terre battue ou en pavé, les crémations (purifications des corps) au bord du Gange, des paysages à couper le souffle à la pelle et surtout le plaisir infini d’être libre. Cette expérience fut très enrichissante sur le plan physique et personnel. Je découvris que mon corps avait besoin de pas grand-chose pour fonctionner et que je pouvais tout à fait passer une journée avec très peu sans ressentir la faim dans mon ventre. Elle m’apprit à relativiser et à rester sereine le plus possible quel que soit la situation. Je suis contente d’avoir réussi à passer mon voyage en me disant que j’étais en Inde, que rien n’était grave du moment que j’étais encore en vie ! Je rencontrai de nombreux voyageurs et me rendis compte à quelle point on pouvait vivre en voyageant avec très peu de moyens. La vie est une succession de choix et d’opportunités qu’il ne tient qu’à nous de saisir. Au final, la plus importe chose que m’aura montré ce voyage est que quand on veut, on peut ! Nous ne devons pas nous autocensurer ou rester bloquer derrière les barrières du politiquement correct fixé par la société. A nous de tracer notre propre voie, notre propre chemin et d’être assez fort pour croire en ses rêves et ne jamais abandonner !